Observatoire des Villes Vertes / Jardins et santé

L’Union Nationale des Entreprises du Paysage (Unep) et Hortis, l’association des responsables d’espaces nature en ville, dévoilent les résultats de la cinquième enquête de l’Observatoire des Villes Vertes, étudiant les liens entre jardins et santé, espaces verts et villes saines.

 

Parmi les principaux enseignements de cette enquête, on constate que si les collectivités sont moteur de leur transition globale vers des espaces verts plus « sains », elles ne prennent pas encore suffisamment en compte le critère de la santé dans leurs réflexions et leurs projets. Certaines villes se distinguent toutefois : Paris, Lyon, Nantes, Caen et Metz sont précurseurs en la matière, avec de nombreuses actions mises en place, telles que la création de jardins thérapeutiques, le développement de parcours sportifs, ou encore la création de nouveaux jardins pour améliorer la qualité de l’air.

À Marseille, la création du Jardin de l’Hospitalité, en partenariat avec l’Assistance Publique et l’« Espace Méditerranéen de l’adolescence », est également une réussite : il permet aux adolescents d’être soignés dans un cadre de vie propice au bien-être, à la relaxation, et à la création de liens sociaux. En effet, le jardin profite à tous les publics, et propose des activités culturelles et des ateliers collaboratifs tout au long de l’année.

Des espaces verts plus sains

Au-delà des actions visant à amener la santé aux jardins, les municipalités sont au cœur de la dynamique du passage au zéro-phytopharmaceutique : les insecticides et pesticides sont en effet interdits depuis janvier 2017 dans les espaces publics. Mais les villes du panel de l’Observatoire dépassent cette obligation légale et montrent l’exemple à toutes les parties prenantes (particuliers, bailleurs sociaux, entreprises privées, agriculteurs…), avec l’objectif d’assainir le territoire à plus large échelle. La ville d’Orléans travaille par exemple en partenariat avec les agriculteurs à proximité de la ville pour lutter contre les pollutions diffuses et protéger les ressources en eau.

Des efforts qui permettent aux citadins de profiter des bienfaits de la végétalisation urbaine sur la santé. En effet, la prévalence des maladies courantes diminue fortement dans les zones denses en espaces verts : douleurs au dos (- 34 %), anxiété (- 31 %), migraines (- 15 %), ou encore risque d’AVC (- 17 %). Une étude canadienne a également démontré qu’à Toronto, ajouter 10 arbres par quartier correspondrait en moyenne à une amélioration de la santé générale comparable à rajeunissement de 7 ans ! Des effets d’autant plus intéressants qu’ils sont importants chez les populations les plus fragiles, participant ainsi à la lutte contre les inégalités sociales de santé.

Principaux enseignements

• Afin de favoriser la mobilité et l’activité physique, 8 villes sur 10 ont installé des parcours sportifs dans leurs espaces verts.

•   9 villes sur 10 avaient anticipé le « zéro-phyto » et pris des mesures facilitant la transition depuis au moins 3 ans;

•   Seul 1 service « Espaces verts » sur 10 entretient des liens forts avec le service « Santé »

Les initiatives pionnières
« Les bienfaits du végétal pour la santé des citadins ne sont plus à démontrer : selon une étude récente, en investissant seulement 3,6 € par habitant dans la plantation d’arbres, les villes pourraient sauver entre 11 000 et 37 000 vies par an, en réduisant la pollution de l’air ! », conclut Catherine Muller, Présidente de l’Unep. « Des chiffres qui doivent encourager les services communaux (espaces verts, santé, urbanisme…) à mettre en place davantage de projets transversaux autour de la végétalisation urbaine. Les villes en pointe sur le végétal développent des actions ambitieuses : applications smartphone, étude du potentiel allergène des plantes, développement de jardins thérapeutiques… Autant d’initiatives à suivre ! »

 

www.observatoirevillesvertes.fr

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