Domaine de Chaumont / Art et Nature 2019 [VIDEO]

Douze artistes sont invités à Chaumont-sur-Loire pour cette nouvelle saison d’art et de nature, sous le signe du rêve et de la poésie. C’est ainsi que seront présentés, dans les ailes Ouest et Sud du château, d’oniriques paysages du grand artiste chinois Gao Xingjian, par ailleurs Prix Nobel de littérature, avec pour titre Appel pour une nouvelle Renaissance.L’inclassable Agnès Varda nous invitera, pour sa part, dans son monde imaginaire et sa Serre du Bonheur où dialoguent joyeusement tournesols et pellicules délicates de copies abandonnées de ses anciens films.

Agnès Varda, décédée le jour de l’inauguration de son exposition à Chaumont-sur-Loire, expose une cabane en forme de serre où poussent des tournesols. Cette cabane est fabriquée avec la copie d’un film qu’elle a réalisé en 1964 : Le Bonheur.

Le film Le Bonheur réalisé en 1964 contait l’histoire d’un couple heureux, incarné par Jean-Claude Drouot, sa femme et ses enfants. Ils aimaient les pique-niques. J’avais tourné en Ile-de-France en pensant aux peintres impressionnistes. On entendait du Mozart. Le générique était tourné près d’un champ de tournesols, ces fleurs d’été et de bonheur.

« Cette serre, avec ses doubles fenêtres si particulières, est fabriquée avec une copie entière du film, 2 159 mètres, qui permettront de compléter la construction. Les visiteurs pourront entrer dans la cabane et voir de plus près, les images du film en transparence. 24 images de la douce Claire Drouot valent une seconde de film. On est entourés par la durée du film et par les images d’un temps passé. Quant aux boîtes pour transporter les bobines elles sont devenues obsolètes. J’aime ces boîtes. Je me souviens qu’on en trimballait des masse (une centaine au moins) qui tintaient quand on les jetait dans les coffres de voiture pour aller mixer les films. Des boîtes pour l’image, pour les dialogues en direct, pour des musiques, pour les bruits… Est-ce encore nostalgie et/ou recyclage ? Une arche royale faite de ces boites vides de pellicules 35 mm nous invite à entrer dans le royaume de la seconde vie des films.” Agnès Varda

 

2019 verra le retour de l’artiste ghanéen El Anatsui, avec une nouvelle installation de barques magistralement dressées face au fleuve, symbole des “passeurs” oubliés, au service des hommes, des matières et des idées…

 

C’est une forêt fantomatique de cordes tressées, reflet silencieux et immaculé des douleurs des arbres si souvent violentés, que propose, dans l’Asinerie, l’artiste brésilienne Janaina Mello Landini.

 

Fidèle à son univers infiniment poétique et à ses méditations sur le temps, l’érosion et l’instabilité des choses, Stéphane Thidet a conçu, quant à lui, deux installations spectaculaires : Les pierres qui pleurent et There is no Darkness (Il n’est pas d’obscurité) dans la Grange aux Abeilles et la Galerie de la Cour des Jardiniers.

 

Le magicien de la matière qu’est Christian Renonciat fera “parler le bois” dans un savant dialogue avec l’architecture du Château et des Écuries.

Les parcs du Domaine et la Cour de la Ferme accueilleront d’imposantes et mystérieuses sculptures de l’artiste chinois Ma Desheng et du français Vincent Mauger.

Cette saison d’art fera aussi surgir de vertes apparitions avec, dans le Château et les Écuries, des Portes de verre et de bois de Côme Mosta-Heirt, un vertige minéral et végétal de Cornélia Konrads, une tapisserie Mille fleurs de Luzia Simons et de subtils Orangers de porcelaine de Marc Couturier.

 

www.domaine-chaumont.fr

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