Comment optimiser la tonte et la fauche ?

L’entretien des couverts enherbés représente 15 à 25 % de l’activité totale des services verts et la tonte est généralement la tâche la plus importante. Son optimisation peut aider à réduire sensiblement les temps de travaux.

Des fiches issues d’une étude de Plante & Cité sur la tonte et le fauchage offrent aux gestionnaires publics et privés des points de repères issus d’un travail collectif, permettant d’optimiser leurs propres pratiques et de mieux anticiper les changements de mode de gestion ou d’organisation.

Tondeuses tractées et autoportées, débroussailleuses à fil et souffleurs ont été étudiés selon différentes modalités. Sans surprise, les sites dont l’attente en termes de rendu esthétique est la plus importance (jardin historique, centre-ville, pelouses arrosées) sont ceux qui exigent le plus de temps pour la tonte. A contrario, les sites les moins chronophages sont les pelouses rustiques de vaste étendue, tondues uniquement à l’autoportée et au fil, avec un maximum de dix interventions par an.

La configuration du site est aussi un facteur important modifiant le temps de tonte : grandes surfaces, morceaux de gazon éparpillés, présence d’obstacles (arbres, zones en pente, bordures)…

Ainsi, les configurations les plus chronophages sont :

• Les espaces autour des habitations très morcelées, les abords de ronds-points ou de voirie de faible largeur : utilisation difficile des tondeuses autoportées, nombreuses finitions au filet et au souffleur ;
• Les espaces jouxtant les parkings, avec des voitures garées en partie au-dessus du gazon : gêne pour le passage des tondeuses, risque d’endommager les véhicules ;
• Au pied des clôtures, des murs, des mobiliers urbains, les bordures plus hautes que le gazon : nombreuses finitions à réaliser ;
• Les bordures exigeant une découpe (zones de prestige) ;
• Les contraintes liées à la configuration du terrain : surtout les zones en pente, qui doivent être gérées avec un matériel différent (débroussailleuse ou tondeuse adaptée).

La part des finitions à la débroussailleuse et au souffleur peut aller de 10 à 20 % du temps de travail dans des sites classiques à plus de 60 % du temps de travail annuel pour des sites contraignants et dont l’objectif d’entretien est élevé. Sur ce point, des pistes d’optimisation des temps de travaux sont proposées :

Adapter la fréquence des finitions

Dans certaines collectivités, une équipe est dédiée à la tonte et une autre se voit chargée des finitions à la débroussailleuse, les deux n’intervenant pas à la même fréquence. Cette organisation est plus facile à mettre en œuvre pour les collectivités que pour les entreprises de paysage, qui doivent tenir compte des temps de déplacement et du respect des contrats d’entretien sur le nombre de passages annuels ;
Gérer différemment les obstacles : zones en pente gérées en fauchage avec seulement deux ou trois interventions annuelles, pieds d’arbres ou de clôtures végétalisés ou paillés ;
Réaménagements partiels : supprimer certains obstacles, revoir les bords de pelouse pour permettre le passage de la tondeuse, plantations des espaces trop étroits…

Les prairies fauchées ou broyées, l’option plus économe
Transformer une pelouse en prairie est une piste intéressante d’un point de vue technique mais aussi économique, même sans aborder les atouts esthétiques, sociétaux et en termes de biodiversité.

En moyenne, la gestion d’une prairie représente trois fois moins de temps de travail qu’une pelouse tondue, mais tout dépend là aussi du type de gestion (prairie broyée, fauchée sans production de foin, ou avec production de foin), du nombre d’interventions dans l’année et de la configuration du site qui détermine le matériel employé.

Les prairies broyées et fauchées sans ramassage sont les plus économes en temps de travaux, avec une moyenne de 0,2 à 0,5 min/m2 par an contre 0,8 min/m2 par an pour les prairies fauchées avec production de foin.

Pour en savoir plus, consulter les résultats de l’observatoire des pratiques « Optimisation de la tonte et de la fauche » de Plante & Cité, 2019.

Source : citeverte.com

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